Petite exception aux « À quoi tu joues ? » mensuels de cette année avec cet article estival.
Plus simple à organiser de mon côté de vous faire un seul article pour tout l’été et de pouvoir consacrer la fin août à la gamescom qui aura lieu dans les prochains jours.
Un été sous avec quelques découvertes de nouveautés mais un été également sous le signe de pas mal de petits moments où je n’avais pas le temps de faire de longues sessions et où j’ai donc refait des petites parties de jeux « plus rapides » mais tellement addictifs (I see you Balatro !).
Bref, voici mon été vidéoludique … et vous de votre côté, vous avez joué cet été ?
007 : First Light
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S et prochainement sur Switch 2
Je vous en ai déjà beaucoup parlé en juin, ça sera plus court aujourd’hui mais il est temps de faire un bilan final sur ce jeu James Bond maintenant que j’ai eu le temps d’arriver et bout.
Et mon bilan global reste assez similaire : c’est un très bon jeu et une très bonne adaptation du personnage.
Si on veut chicaner, il y a toujours des trucs à redire.
Certains éléments de l’histoire sont un peu tirés par les cheveux, on peut être frustré de l’une ou l’autre occasion où notre protagoniste pourrait arrêter une menace en se servant de son arme à feu (même sans tuer), mais on est arrêtés soit parce qu’on n’est pas assez menacé (alors que bon parfois…) mais pire encore, à l’une ou l’autre occasion, le jeu nous empêche juste de tirer sur un antagoniste pour pouvoir faire en sortie qu’il s’échappe ou fasse son monologue. Un peu dommage.
De même, j’aurais aimé des séquences « à la Hitman » un peu plus libres que cette version allégée et assez dirigiste mais ça reste plaisant à jouer et ça peut peut-être devenir une opportunité pour certains de découvrir ensuite les aventures de l’agent 47.
Certaines séquences d’action dans les derniers segments du jeu deviennent un peu répétitives et si le but est de faire monter la tension, il y a un moment où au contraire, ça s’essouffle un peu à cause de l’enchaînement de ces phases.
Mais en dehors de ça, j’ai vraiment beaucoup aimé ce jeu et puisque « James Bond reviendra », espérons avoir de ses nouvelles assez vite … en espérant qu’Amazon laisse bien le lead à IO Interactive.
Vous voulez en voir plus ? Je vous propose de découvrir l’introduction du jeu puis de faire un petit saut vers la première mission complète, avec quelques spoilers.
Directive 8020
Joué sur PlayStation 5 – Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S
Depuis 2015, Supermassive Games s’est spécialisé dans les jeux d’horreur narratifs en commençant par l’excellent Until Dawn jusqu’aux, majoritairement chouettes, jeux de la « Dark Picture Anthology » et d’autres encore. Après une première saison composée de 4 jeux, ils lancent cette « seconde saison » de Dark Pictures avec Directive 8020.
Comme chaque jeu de cette anthologie, on se retrouve donc dans un nouveau cadre et cette fois, nous sommes dans l’espace, dans les années 2060, sur un vaisseau nommé Cassiopeia envoyé en mission pour préparer la colonisation de la planète Tau Ceti f.
Après plusieurs années de voyage, leur périple touche à sa fin. L’équipage est majoritairement en stase, surveillé par un duo qui a surveillé les fonctions de base du vaisseau jusqu’ici et qui doit maintenant faire face à un imprévu : un météorite qui les heurte et qui engendre des réparations urgentes. Quelques péripéties plus tard, une partie de l’équipage est réveillée par l’IA du vaisseau pour finaliser l’arrivée en orbite.
Et vous serez étonnés d’apprendre que tout ne se passe pas comme prévu !
Comme pour les autres jeux qu’ils ont créés, Supermassive a encore réussi un beau casting d’acteurs et actrices pour ses rôles principaux avec par exemple Lashana Lynch (vue dans No Time to Die ou Captain Marvel) dans l’un des rôles principaux.
On alterne entre 5 personnages et on doit essayer de survivre à la menace autour de nous avec différents choix narratifs mais aussi des séquences de gameplay où il faut appuyer sur le bon bouton au bon moment.
Nouveauté de cet épisode, il est possible en appuyant sur un bouton de voir les différents embranchements narratifs, voir qu’à tel endroit on aurait pu faire un autre choix critique et il est possible de revenir en arrière pour changer nos décisions et nos destins. Il est possible aussi de le désactiver complètement (ce que j’ai fait pour ma partie de découverte) pour assumer ses choix et ne pouvoir revenir en arrière qu’une fois l’histoire terminée.
Pour les jeux narratif, je suis plutôt du genre à ne le faire qu’une seule fois, vivre « mon histoire », assumer (et parfois regretter) mes décisions et une fois terminé, je n’ai pas forcément envie de le refaire « mieux » ou « autrement », même si ici le système de retour en arrière permet de facilement voir des chemins alternatifs.
Autre nouveauté, des séquences d’infiltration ont été ajoutées et si elles apportent un petit quelque chose narrativement et une certaine tension, elles sont un peu trop nombreuses et demandent souvent juste d’attendre quelques secondes pour franchir un obstacle puis de même pour le suivant, ce n’était pas indispensable.
Le jeu se tient bien et on reste sur la formule plutôt classique de devoir explorer des lieux, chercher des indices, éviter des pièges et discuter avec les autres personnages. Au delà de découvrir la menace qui plane sur l’équipage, le jeu se focalise aussi sur les relations entre les personnages permettant, ou non, certaines interactions selon des actions qui auront été faites plus tôt.
Certains se plaindront qu’on est plus devant un film interactif, mais c’est clairement le type de jeu et la recette et ça marche.
De mon côté j’ai beaucoup aimé ce voyage à bord du Cassiopeia et j’ai hâte de voir ce qu’ils vont nous annoncer ensuite … même si le studio, comme beaucoup, est en difficultés actuellement.
Looking for Fael
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, Switch, PlayStation 5 et Xbox Series X/S
Un petit jeu d’énigmes où l’on visite un étrange demeure, on pourrait penser à Blue Prince, mais la comparaison s’arrête là.
Notre colocataire Fael nous laisse un message bien étrange : il aimerait qu’on vienne l’aider car il s’est perdu … dans notre petit appartement.
Une fois arrivé sur place, on découvre un appareil qu’il a créé et que permet de voyager dans de nouveaux mondes : le même appartement, au même moment mais dans des dimensions différentes. (Toute ressemblance avec l’intro d’une série des années 1990 ne serait sans doute pas une coïncidence de ma part).
On se retrouve ensuite avec un mélange d’énigmes basées sur l’univers où l’on se trouve (placer des éléments, reconnaître des lieux, déduire un code, etc.) qui sont autant de bonnes idées qui offrent régulièrement de nouvelles idées.
Et il y aussi les énigmes de type « casse-tête » où il s’agit de placer des tetronimos (les formes comme dans Tetris) en respectant des schémas et des obligations de placer là un élément noir, là un élément blanc, etc.

On se laisse assez vite prendre au jeu et à avancer petit à petit, en n’hésitant pas à faire de temps à autre un break bien nécessaire pour revenir avec des idées fraiches en tête. J’aurai parfois aimé un petit système d’indice ou d’aide pour se sortir de situations qui n’étaient pas forcément impossibles mais pour lesquelles je ne partais pas avec la bonne logique de départ.
Le jeu possède également un excellent doublage français.
En conclusion, pour les amateur de jeux d’énigmes parfois un peu tordues, avec un esprit parfois très escape-game, je vous le recommande.
Je vous laisse découvrir la première heure sur ma chaîne Youtube.
Et en bref…
Agent 64 : Spies Never Die
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC
Les plus anciens d’entre vous ont peut-être passé des heures de leur jeunesse à jouer à la Nintendo 64, en particulier à GoldenEye 64 (oui, encore du James Bond). Jeu de tir à la première personne assez révolutionnaire développé par Rare en 1997 qui montrait qu’il était possible de faire un jeu de ce type, très typé PC habituellement, sur consoles.
Agent 64 : Spies Never Die est un véritable hommage à cet ancêtre. Des graphismes similaires à ceux de la Nintendo 64, le même type de gameplay (même s’il est possible d’y jouer en clavier souris aussi), un système de difficulté identique (de nouveaux objectifs à chaque mission quand on les fait en difficulté plus élevée), c’est un jeu sympathique.
Indispensable ? Loin de là. Mais je vous dirais quand même de l’essayer si vous êtes curieux.
Balatro
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, Switch, Switch 2, PlayStation 5 et Xbox Series X/S
J’en avais déjà parlé il y a 2 ans, mais je suis retombé dedans.
Il se présente comme un simple jeu de cartes et le but est simple : à chaque manche, on doit atteindre un palier de points. Pour se faire, nous devons réaliser des mains de poker (paire, brelan, etc.) qui nous rapportent des points par rapport aux cartes elles-mêmes et à la combinaison. Mais tout s’accélère lorsque les paliers augmentent et qu’il faut utiliser des jokers qui vous nous apporter des effets supplémentaires : augmenter de multiplicateur si on joue des cartes de cœur, gagner de l’argent quand on défausse des figures, etc.
J’avais fait un long break mais j’ai repris un peu cet été, débloqué pas mal de nouvelles choses et été à deux doigts de terminer le dernier palier d’un des decks proposés. Mais je ne suis pas encore un pro qui enchaîne les parties aux milliards de points.
Et vu le nombre d’heures (« Allez une dernière partie et au lit …« ) que j’y ai passé cet été, il méritait bien quelques lignes.
Et voilà que se termine mon été vidéoludique, même s’il y a eu également pas mal d’autres jeux par ci par là. Enfin … se termine … non … la gamescom arrive !

