À quoi tu joues ? – Juin 2026

Un mois de juin plus chargé que prévu mais avec tout de même pas mal d’heures de jeux au compteur quand j’ai pu les placer.

Il me reste encore des sorties précédentes à traiter mais chaque chose en son temps, on se concentre ici sur des sorties assez récentes qui m’ont beaucoup plu ces derniers jours.

Alors bonne lecture et n’hésitez pas à partager vos recos également !

007 : First Light

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S et prochainement sur Switch 2

J’avais déjà dit un peu du bien du jeu le mois dernier après avoir effleuré le début, mais je confirme mes premières sensations : j’adore ce jeu.

Replaçons le contexte. Depuis l’année 2000, IO Interactive fait sa licence phare : Hitman. Un jeu où l’on incarne un assassin chargé d’éliminer des cibles, idéalement le plus discrètement possible. Au fil des années, la licence s’est enrichie, avec des hauts et des bas jusqu’à la trilogie « World of Assassination » sortie entre 2016 et 2021. S’infiltrer sans se faire repérer, se déguiser pour entrer dans des endroits interdits, on avait déjà les bases de ce qui pourrait être un jeu d’agent secret. (Si vous n’avez pas encore fait World of Assassination, qu’attendez-vous ??)

En 2020, ils annoncent travailler officiellement sur un jeu de la licence James Bond et après 6 ans de longue attente de la part des amateurs d’IO et de l’espion britannique, il est enfin disponible.

Ce n’est pas une adaptation d’un des nombreux films, ni d’un des romans de Ian Flemming, on se retrouve ici sur une histoire originale, placée dans notre ère moderne, qui va nous présenter la genèse de Bond, de son recrutement par le MI6 jusqu’à ce qu’il devienne un véritable agent de terrain méritant son titre de « double zéro ».

IO utilise toujours son moteur maison (Glacier) à nouveau mis à jour et c’est toujours une belle réussite. Efficace à la fois pour montrer de grands décors (comme l’arrivée au Vietnam ou encore les paysages en Mauritanie) mais aussi sur les petits détails qui peuvent être glissés çà et là, comme les miroirs qui sont toujours aussi réalistes depuis le Hitman 2 de 2018.

Le jeu débute par une longue introduction qu’on pourrait découper en 2 phases : une première où notre James, encore membre de la Navy, se retrouve seul survivant lors d’une mission des Forces Spéciales, à l’issue de laquelle il est contacté par le MI6 pour rejoindre un projet nouvellement relancé après avoir été mis de côté il y a plusieurs années : le programme « double zéro ». S’en suit une forme de « training montage » interactif vraiment réussi avant d’être plongé dans le bain des premières missions.

Le jeu va ensuite enchainer les missions dans divers lieux en nous proposant différentes phases de gameplay qui vont s’alterner selon les moments.

Il y a des phases de mise en contexte pour lancer les missions qui nous font nous balader, principalement au MI6, passant au labo de Q pour découvrir nos gadgets ou dans le bureau de Moneypenny pour y recevoir notre briefing et quelques informations. Des moments qui servent à mettre en avant les relations entre les personnages, à faire évoluer la situation ou à préparer les moments plus importants.

Certains moments ont clairement une vibe « Hitman«  avec de l’infiltration de lieux interdits et de la pêche aux informations, mais en beaucoup plus léger. Pas de déguisements, pas de possibilité de cacher les corps (assommés ou morts), moins d’interaction avec l’environnement, c’est un peu dommage et même si ces moments restent chouettes à jouer, on aurait pu espérer un peu plus d’ouverture et de possibilités, on n’est tout de même fort dirigés.

Et si dans un « Hitman » se faire repérer est souvent signe d’un échec probable, ici ce n’est pas le cas car on passe alors dans une phase bien plus « action » dans laquelle James va pouvoir se défendre et éliminer ses menaces avec un système plutôt original pour rester dans l’esprit d’un véritable agent secret : vous n’avez pas le droit d’utiliser vos armes à feu (ou à faire des attaques létales) tant que vous n’êtes pas réellement menacé de mort. Il n’y a que lorsque vos ennemis ont la volonté et les moyens de vous tuer, que vous passez en mode « permis de tuer ».

Et puis il y a les moments bien plus scriptés, qui font bien plus penser à du « Uncharted », où l’action prend le dessus, par exemple des fusillades ou des courses-poursuites. Les phases de tir n’ont jamais été le fort d’IO, c’est aussi pour ça qu’elles ne sont généralement pas présentes dans les « Hitman », mais ici on sent qu’un véritable effort a été réalisé pour rendre ça plus agréable, même s’il y a encore pas mal de défauts et que ce ne reste pas les meilleurs moments du jeu. Mais ce mélange donne parfois aussi une vibe « Mission : Impossible » au jeu.

Le casting est réussi, même si l’on avait eu des doutes après les premières images, Patrick Gibson fait un très bon James, avec la cicatrice typique du James Bond des bouquins, ses mots toujours bien placés et son charme irrésistible, même s’ils ont, à juste titre, décidé de ne pas non plus trop jouer cette carte. Les autres acteurs choisis pour la capture et le doublage ne sont pas en reste, même si l’on peut regretter que des personnages qui auraient pu être importants sont mis de côté sans trop de raison assez vite dans l’intrigue.

Je ne vais pas tout spoiler ici mais si l’histoire n’est pas forcément la plus originale qui soit, elle est justement très « James Bond » avec son lot de surprises, de retournement de situation et autres. Le jeu a été construit comme la base d’une possible trilogie (un peu comme le reboot d’Hitman en 2016) et s’il semble qu’IO soit toujours aux manettes d’une éventuelle suite, il faudra maintenant compter sur la présence d’Amazon (qui possède la licence globale de 007) qui voudra certainement mettre son grain de sel … pour le meilleur mais sans doute plutôt pour le pire.

« 007: First Light » est un mélange qui ne réussit pas à être « parfait » dans un style de jeu en particulier, mais qui n’est jamais mauvais ni même médiocre. À moins d’être totalement hermétique au genre ou à ce type d’histoire, force est de reconnaître qu’IO a réussi son coup en réussissant à recréer l’ambiance de la franchise dans ce jeu.

Vous voulez en voir plus ? Je vous propose de découvrir l’introduction du jeu puis de faire un petit saut vers la première mission complète, avec quelques spoilers.

Crushed in Time

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC

Une petite touche d’humour avec le sympathique point & click Crushed in Time. Enfin, « point & click » n’est pas la bonne définition, car ici, il ne s’agit pas de pointer où l’on désire que notre personnage aille, ni cliquer sur des verbes, des actions ou des objets, cette fois, il faudra « pincer et tirer » des objets ou personnages pour provoquer des réactions.

Ce jeu plutôt « méta » commence au moment de la sortie d’un jeu vidéo dont un personnage aurait disparu du jeu, on se retrouve ensuite à l’intérieur du jeu en question qui met en scène Sherlock Holmes et le Docteur Watson. Ils reçoivent une lettre va les lancer sur la piste d’une mystérieuse Emma, qui remercie le Docteur Watson, alors qu’il n’a aucune idée de qui elle peut être.

Chaque tableau sera composé de petites énigmes devant être résolues en interagissant avec les objets et personnages, en devant par exemple faire rebondir une poignée jusqu’à un tiroir afin de pouvoir l’ouvrir. Il y aussi des mécaniques qui vont nous demander de relâcher au bon moment, de tourner dans un sens plusieurs fois et d’autres encore au fil du jeu.

Une mécanique assez simple finalement mais c’est sans doute une faiblesse du jeu aussi car certaines interactions deviennent vite répétitives et n’apportent parfois pas grand chose. Le jeu nous propose également un système d’indices intégré au jeu mais qui montre vite ses limites aussi lorsque les indices ne vous donnent que des informations que vous aviez déjà comprises ou encore pour les moments où on peut être perdu sur un écran alors le système qui nous indique ne pas avoir d’indices.

Mais j’ai malgré tout beaucoup aimé suivre l’histoire et avancer dans le jeu (qui dure entre 6 et 8 heures je dirais). L’histoire est drôle (même si très meta et très « création d’un jeu vidéo »), les personnages sont attachants (j’aime bien ce Holmes toujours persuadé d’avoir raison avec ce petit côté connard misogyne) et les dialogues sont parsemés de pas mal d’humour qui m’a fait sourire plus d’une fois.

Ce n’est pas le jeu du siècle et il reste moins marquant que le jeu précédent du studio (There Is No Game: Wrong Dimension) mais ça reste un bon petit jeu sympa.

Je vous avais proposé une vidéo de la démo qui nous montre le tout début du jeu sur la chaîne Youtube.

Vampire Crawlers: The Turbo Wildcard from Vampire Survivors

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, Switch, Switch 2, PlayStation 5 et Xbox Series X/S

Je vous avais déjà un peu parlé en avril dernier et je pensais que je n’en parlerais sans doute plus avant la fin d’année pour le bilan mais j’ai fini par mettre un peu trop le doigt dans l’engrenage et au moment d’écrire cet article, j’ai déjà largement dépassé les 15 heures de jeu.

Alors, résumons ce que c’est et le pourquoi ça marche.

Reprenant l’univers visuel et global de Vampire Survivors, on se retrouve cette fois face à un jeu avec un double gameplay.

Le premier, assez simple, est un Dungeon Crawler où l’on avance dans un niveau, case par case, avec une petite carte qui nous indique où sont les différents ennemis, boss et autres. Il y a de petites interactions possibles (ouvrir un coffre, dévoiler une statue, …) mais ça reste très limité et c’est présent pour nous donner un faux petit sentiment d’exploration ou parfois nous permettre d’aller d’un point A à un point B en évitant un couloir avec un combat qu’on ne voulait pas faire.

Le second gameplay est le cœur du jeu : les combats contre les monstres. On se retrouve avec un style de jeu de cartes où l’on a X points d’énergie à dépenser et où nos cartes permettent soit de faire des dégâts aux ennemis (avec les mêmes armes que Vampire Survivor), des armures pour éviter les coups et d’autres cartes ajoutant d’autres effets (piocher, augmenter les dégâts du combat, etc.).

Avec un twist : jouer les cartes dans l’ordre croissant de leur coût en énergie augmente leurs effets. Une carte qui coûte 2 et qui ferait un certain nombre de dégâts verrait ce nombre augmenter si on a joué juste avant une carte qui coutait 0 puis une carte de coût 1 (qui elle aussi aurait déjà été augmentée).

Et comme pour Vampire Survivor, il y a la possibilité de créer de nouvelles armes à partir de celles qu’on possède, si l’on a aussi une carte spécifique dans notre jeu. Sacrifier ce duo (ou trio) de carte nous donne une carte plus puissante (et plus chère). On peut également mettre des gemmes dans certaines cartes qui peuvent diminuer ou augmenter leur coût, les rendre plus puissantes, gratuites et bien d’autres effets encore.

C’est un gameplay un peu répétitif, les runs ne sont jamais très longues, alors pourquoi ça marche sur moi ? L’impression de toujours débloquer de nouvelles choses (personnages, armes, bonus, …), le côté un peu frénétique des rencontres, l’envie de relancer une run dès qu’on en a terminé une, c’est une recette qui marche très bien et qui peut vite être addictive.

J’avais dit en avril que je ne trouvais pas ça aussi prenant que Vampire Survivors mais il faut avouer que finalement, je suis tombé dedans… et vous pouvez facilement me rejoindre, le jeu est dans le Game Pass.

Je vous partage à nouveau le lien vers la vidéo que j’avais réalisée pour démo.

Et en bref…

The Lift

Joué sur PC à la version Playtest de Juin 2026 – Invitation reçue à tester le jeu

J’avais eu l’occasion d’essayer une démo l’automne dernier et ici j’ai pu participer au playtest d’une nouvelle version. Petite présentation.

Nous incarnons un personnage dont le rôle est d’être le Gardien de réserve de l’Institut, prêt à prendre la relève du Gardien si ce dernier avait des soucis. Notre mission : pouvoir être prêt à effectuer des réparations si le Gardien principal venait à avoir des ennuis. Après quelques petits exercices, nous sommes mis en stase jusqu’à ce qu’on ait besoin de nous.

Bien plus tard, après un temps indéterminé mais long, nous sortons de notre hibernation pour constater qu’il n’y a plus personne dans l’Institut, désormais abandonné à la suite d’à une mystérieuse catastrophe. Nous avons vite notre objectif : réparer petit à petit l’Ascenseur qui nous permet de naviguer au sein de l’Institut pour le réparer petit à petit.

Je ne suis grand amateur des jeux de crafting en tout genre mais il y a un je-ne -sais-quoi dans celui-ci qui m’intrigue particulièrement.

Je suis un peu moins fan du côté « recycle des vieux trucs pour avoir des pièces pour acheter des composants », mais par contre le côté bricolage et petites énigmes me plait bien.

Il est prévu pour 2027 et je suis assez curieux de voir le jeu final, même si cette version n’est pas exempte de défauts.

Je vous montre une grosse heure (avec parfois des temps morts) dans cette vidéo de ce PlayTest, qui est toujours une version en cours de développement.

F1 25 – 2026 Season Edition

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S

Je ne vais pas m’attarder des heures dessus, puisqu’au fond, ce n’est qu’un DLC mais tout de même un petit mot sur l’édition « saison 2026 » de F1 25.

Pour la première fois, il me semble, dans l’histoire de ses franchises sportives, EA Sports n’oblige pas les joueurs à passer à la caisse avec un plein tarif l’année suivante pour une mise à jour de son jeu. Alors ce n’est pas gratuit non plus (25 €), mais dans un système habitué à proposer « à peu près la même chose chaque année », c’est un changement. D’autant plus surprenant que cette édition 2026 est bien plus qu’une simple mise à jour esthétique.

Car si on avait pu se plaindre de certaines versions où l’on ne voyait que peu de changements en dehors des transferts d’entre-saison, Codemasters n’a pas chômé cette année en intégrant un nouveau circuit, une 11ème écurie (et donc adapter le jeu pour jouer à 12 équipes avec le mode « Mon Équipe ») mais surtout implémenter une nouvelle réglementation technique.

Les amateurs de Vroum le savent, 2026 est une année de changements avec la disparition du DRS, l’ajout d’ailerons mobiles et surtout l’arrivée de moteurs 50% électriques qui complexifient la gestion de la batterie en course. Et le jeu en tient compte, adaptant son interface et son gameplay pour cette mise à jour « de contenu ».

Difficile de voir les impacts concrets sur le gameplay en ayant juste essayé un petit peu, mais il fallait quand même que je vous en parle.

Rendez-vous le mois prochain pour continuer à vous partager les jeux que j’ai apprécié !

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