Une courte intro, une présentation succincte et une critique en quelques lignes, c’est la Chrono-Critique
De 2007 à 2019, The Big Bang Theory a fait les beaux jours de CBS en étant l’une des sitcoms les plus couronnées de succès de l’époque. Suivie depuis par son spin-off Young Sheldon (de 2017 à 2024) et sa suite Georgie & Mandy’s First Marriage qui est toujours en diffusion, son univers s’étend encore avec ce troisième spin-off, qui part dans une direction bien plus déjantée et originale.
La série est disponible sur HBO Max
Présentation
Dans un Pasadena post-apocalyptique, on retrouve le sympathique vendeur de comics Stuart Bloom (Kevin Sussman) qui continue à tenir sa boutique. Alors qu’il discute avec Bert Kibbler (Brian Posehn), le géologue, un Stuart d’un univers parallèle apparaît et les averti de ce qu’il s’est passé : Stuart a accidentellement endommagé un appareil créé par Leonard et Sheldon, ce qui a créé des univers alternatifs.
Stuart, Bert, accompagnés de Denise (Lauren Lapkus) et de Barry Kripke (John Ross Bowie) vont avoir pour mission de restaurer l’univers, ou en tout cas d’essayer.
Critique
J’avais bien apprécié le pilote et j’ai donc continué à regarder la saison en entier.
Et si je l’ai globalement bien appréciée, en faire la critique n’est pas des plus simples.
Parce qu’on se demande surtout à qui la série s’adresse.
Les fans de Big Bang Theory se retrouvent facilement dans la série. Si la thématique est différente, le type d’humour est proche, on suit des personnages déjà connus et, en bonus, on croise régulièrement d’autres personnages de la série originale en caméos plus ou moins importants. Quelqu’un qui a apprécié les aventures de Léonard et Sheldon devrait à minima aimer un peu les aventures de Stuart et ses camarades.
La question est plus difficile pour les gens qui ne connaissent pas du tout Big Bang Theory et j’ai du mal à me mettre à leur place. Si les personnages nous sont rapidement présentés lors du premier épisode, la série suppose tout de même qu’on connaisse un peu leurs archétypes et ça pourrait peut-être perdre un peu quelqu’un qui ne les connait pas. D’autant plus que plusieurs ressorts humoristiques font références aux personnages déjà connus et qu’on croise çà et là.
Mais si on la prend pour elle-même, pour ses idées et son concept, Stuart Fails to Save the Universe est une curiosité assez originale et réussie. On pourrait comparer la série à un Sliders, où chaque épisode (ou presque) nous plonge dans un monde différent, aux règles et coutumes particulières, et souvent loufoques, avec pour but final de trouver comment réparer la machine et retourner dans leur réalité initiale.
La série ose pas mal de choses et va même jusqu’à nous proposer un épisode final qui se termine de manière très meta, en laissant de grandes portes ouvertes pour la seconde saison qui pourrait soit réussir à élever le concept et à rendre la série moins dépendante des ses caméo ou au contraire qui verra peut-être le concept déjà s’essouffler. Réponse en 2027…
Bande-annonce (VO)

