À quoi tu joues ? – Mai 2026

Un mois de mai à la fois chargé en sorties, avec pas mal de choses intéressantes et de belles surprises !

Je ne vais pas chercher à être exhaustif, j’ai fait une sélection des choses dont je voulais parler et puis il y en a encore auxquels je n’ai pas encore ou toucher.

Il faudra donc attendre encore un peu pour Directive 8020 ou LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, parce que vous allez voir ci-dessous que la ludothèque est déjà bien chargée … d’autant que je suis encore sur d’autres jeux aussi, comme l’excellent Pragmata abordé le mois dernier.

La mois de juin a l’air plus calme niveau sorties (mais pas en événements avec le Summer Game Fest qui commence), de quoi rattraper un peu le backlog ? Haha, qu’il est naïf …

Et de votre côté, dites-moi, vous avez joué à quoi ce mois-ci ?

Battlestar Galactica : Scattered Hopes

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC

J’avais abordé la démo en mars dernier, mais avec la sortie du jeu final ce mois-ci et vu le temps que j’ai déjà passé dessus, il fallait que je vous en reparle.

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, le jeu est basé sur l’excellente série Battlestar Galactica, une série de science-fiction militaro-politique, sortie en 2003 (oui, déjà), qui était elle-même une réimagination de la série éponyme de 1978. Dans cet univers, les humains ont créé des robots pour être à leur service (les Cylons) jusqu’à ce que ces derniers se rebellent et qu’une guerre éclate. Un armistice est signé entre les 2 camps et pendant des années chacun vit dans son coin : les humains ont leurs 12 colonies, les Cylons vivent reclus loin dans l’espace. Jusqu’au jour où ces derniers réapparaissent, certains pouvant prendre une forme humaine, et détruisent les 12 colonies. L’humanité est presque anéantie, ne subsistent que quelques vaisseaux dans une flotte menée par le Battlestar Galactica qui essaie de trouver une nouvelle terre promise.

Le jeu nous place au moment où les colonies sont attaquées, nous sommes le Capitaine d’un Gunstar, un vaisseau de combat, qui réussit à s’enfuir avec une petite flotte de 2 vaisseaux civils. On trouve vite un message mystérieux qui nous pousse à essayer de rejoindre la flotte du Galactica en échappant aux attaques de Cylons.

La structure principale du jeu rappelle un peu FTL. On arrive dans un secteur, on y passe quelques tours pendant lesquels on peut faire des actions (explorer, réparer, créer des ressources, …) et durant lesquels on doit résoudre des crises qui arrivent dans notre flotte. Une faction qui exige quelque chose, des disputes sur des ressources ou bien d’autres événements encore qui arrivent aléatoirement durant une partie. C’est une partie qui fait aussi très « jeu de plateau ». On a l’impression de tirer des « cartes d’événements » qu’il faut ensuite résoudre.

Après ces quelques tours, un peu comme dans le mythique épisode « 33 minutes », les Cylons retrouvent notre trace et un combat spatial se déclenche. On est alors sur une forme de combat avec pause active (on fait pause quand on veut pour donner des ordres à nos troupes) où l’on déploie nos unités et on utilise les armes dont nous disposons.

L’endroit d’où vont arriver les escadrons ennemis s’affiche, on place nos vaisseaux (ou on utilise les armes lourdes du vaisseau) en réaction et ainsi de suite, vague après vague. Le but n’est pas réellement de remporter le combat mais de gagner assez de temps pour que notre vaisseau puisse charger son saut spatial qui nous emmènera à la prochaine destination.

Ce sont souvent des moments critiques où il faudra parfois sacrifier une unité pour en protéger une autre et pouvoir s’enfuir.

Au fur et à mesure, les combats deviennent plus complexes, les situations plus critiques avec, bien entendu, toujours le moment où l’on découvre qu’il y a un traitre Cylon dans notre équipage ce qui lance une partie « enquête » plutôt légère.

Et si on remplit l’une des conditions de défaite, la run est terminée et comme tout bon rogue-lite, on recommence depuis le début, en pouvant choisir plus tard entre diverses flottes de départ et en pouvant dépenser une monnaie obtenue pour avoir des avantages lors de la run suivante.

Il faut évidemment aimer ce genre de jeu mêlant événements, stratégie et combats dans l’espace mais personnellement, je suis tombé dedans et si son écriture n’est pas des plus originales, son histoire comporte de chouettes retournement de situation qui apportent des moments de tension.

Si vous êtes curieux, la démo est toujours disponible sur Steam pour vous faire une idée et sinon, vous avez ma vidéo de présentation.

Bionic Bay

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC et PlayStation 5

Je ne vais pas m’étaler sur 3 pages sur ce jeu que j’ai déjà pu aborder précédemment, mais puisque je suis arrivé au bout de l’aventure, et qu’il m’a vraiment plu, j’avais envie de lui consacrer ces quelques lignes.

Bionic Bay est un jeu de puzzle/plates-formes en 2D où l’incarne un personnage qui, après une expérience qui tourne mal, va se retrouver seul pour essayer de s’échapper du complexe dans lequel il se trouve, en échappant aux trous, aux lasers, aux explosifs, aux pièges de gravité et autres obstacles sur son chemin.

Il propose un visuel assez minimaliste, peu de couleurs différentes mais qui avec un contraste qui permet de bien pouvoir visualiser notre personnage par rapport aux décors, même s’il y a quelques occurrences où ce n’est pas très clair entre une plate-forme solide et un élément de décor en arrière plan, mais c’est rare. A noter d’ailleurs que justement, les arrière-plans mettent vraiment dans l’ambiance, plutôt mystérieuse.

Le jeu n’est pas qu’un simple jeu de plates-formes, il se réinvente plusieurs fois en nous offrant de nouvelles capacités qui permettent d’avoir de nouvelles possibilités de petits puzzles. La première capacité qu’on déverrouille nous permet de toucher un objet et ensuite d’intervertir notre place avec cet objet, de quoi par exemple retirer un obstacle qui bloque notre chemin ou déplacer un bloc sur des explosifs pour nous ouvrir la voie. On pourra ensuite ralentir le temps autour de nous et bien d’autres capacités que je ne vais pas vous spoiler mais plutot vous recommander de découvrir vous-mêmes.

Les niveaux peuvent être découpés en petites énigmes à résoudre mais avec toujours le même but : progresser vers la fin du niveau. Mais gare aux chutes, aux lasers, aux explosifs, aux produits corrosifs et autres dangers, le monde entier autour de nous semble vouloir nous empêcher de partir. Certaines épreuves sont plus retorses que d’autres mais le jeu a la bonne idée de nous faire revenir juste avant l’obstacle qui nous ennuie lorsqu’on doit recommencer, évitant pas mal de frustration de devoir refaire des chemins déjà réussis et nous permettant de directement refaire un nouvel essai.

J’ai vraiment beaucoup aimé le parcourir, je n’ai pas grand chose de négatif à lui reprocher, si ce n’est une intrigue plutôt cryptique mais totalement facultative. J’y ai joué à petites doses, un niveau par ci, un niveau par là et il m’a fallu un peu moins de 9 heures pour en voir le bout. Je vous le recommande chaudement.

Je vous en avais fait une vidéo découverte sur la chaine YouTube.

Saros

Joué sur PlayStation 5 – Le jeu est une exclusivité PlayStation 5

Le studio Housemarque avait marqué les esprits en 2021 avec Returnal, un jeu sorti peu après la sortie de la PlayStation 5 qui mêlait habilement jeu de tir à la troisième personne, vagues de tirs ennemis à éviter, rogue-lite et histoire cryptique. Un véritable succès critique et public que j’avais apprécié aussi, même si son énorme difficulté avait fini par m’empêcher d’en voir le bout et que j’avais finalement arrêté.

5 ans plus tard, les revoilà avec un nouveau jeu qui reprend beaucoup de Returnal dans sa formule tout en y ajoutant ses propres éléments.

Dans un futur éloigné, un minerai nommé Lucenite est découvert sur la planète Carcosa. La Corporation Soltari y a envoyé 3 expéditions pour former une colonie minière mais après elle finit par perdre le contact avec eux. Une 4ème expédition, avec une équipe d’intervention d’urgence, est donc envoyée. On incarne Arjun Devraj (joué par Rahul Kohli), l’un des membres de cet équipage, qui se réveille, n’ayant aucun souvenir de ce qui s’est passé depuis leur arrivée sur Carcosa. Il comprend vite qu’un des leurs a saboté leur vaisseau et qu’il ne reste que de rares survivants. Sa mission va consister à suivre un signal pour essayer de trouver la colonie perdue.

Voilà, le décor est planté, il est temps de parler du jeu et si vous avez touché à Returnal, vous allez vite voir les points communs. On est à nouveau sur un jeu à la troisième personne où on explore divers environnements, en croisant des adversaires qui nous envoient des tirs à distance, ou des attaques au corps à corps, avec un système de tir principal, de tir secondaire, d’esquive et d’attaque au corps-à-corps. Un fan de Returnal se sentira vite à la maison, car ici aussi, chaque échec nous renvoie au départ et génère de nouveaux niveaux de manière procédurale.

Mais il y a aussi des nouveautés, heureusement. Tout d’abord, plus d’obligation ici de repasser systématiquement par chaque biome à chaque départ. Il est possible de débloquer le fait de pouvoir démarrer depuis un biome suivant, si on l’a débloqué, sans devoir refaire systématiquement un boss qu’on aurait déjà fait par exemple. C’est un bon point dans le sens où il est ici possible de se lancer dans une « plus petite run » de 30/45 minutes plutôt que de s’étaler sur des runs plus longues à chaque fois.

Gros changement mais niveau gameplay cette fois, on dispose d’un bouclier, dont les mécaniques ne sont pas toujours très claires, mais je vais essayer d’en résumer les grandes lignes. Les ennemis peuvent en gros nous envoyer 3 types d’attaques dont les principales sont les attaques bleues, qui peuvent être absorbées par notre bouclier et servent à charger notre attaque secondaire, plus puissante, et les attaques rouges qui ne peuvent être qu’esquivées. Il y a finalement les attaques jaunes, qui peuvent également être absorbées mais qui diminueront alors notre maximum de vie, qu’on ne récupère qu’en utilisant notre attaque secondaire, ce qui amène donc un système où l’on doit prendre ce malus pour charger l’arme qui nous le retirer. Une mécanique sympa et originale, même si elle met du temps à être bien assimilée et qu’elle n’est pas toujours très clairement expliquée.

Les attaques jaunes surviennent principalement pendant les phases d’éclipse. À certains moments, je ne vais pas trop spoiler le scénario, une éclipse apparaît et le monde se met à changer, il devient plus sombre, les monstres deviennent plus agressifs et arrivent donc ces fameuses attaques jaunes. C’est une partie assez importante du gameplay et de l’histoire du jeu, qui n’a pourtant pas été beaucoup mise en avant dans la promo du jeu.

Le jeu est magnifique, ses décors sont vraiment captivants et tout l’univers qui y est proposé est vivant et cohérent. Il fait également un sans faute sur sa maniabilité, exemplaire, et qui prend très bien en compte les spécificités de la Dual Sense de la PlayStation 5.

Je ne suis pas encore arrivé à la fin mais je trouve que la difficulté est mieux dosée que dans Returnal, même si le jeu est loin d’être simple, mais il dispose que quelques options qui permettent de faciliter la via du joueur.

Si vous êtes amateurs de jeu exigeant dans un univers prenant, avec un gameplay plus que réussi, je vous le recommande ! Et je vous le présente en vidéo sur la chaîne.

Et en bref…

007 : First Light

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S et prochainement sur Switch 2

J’en parlerai plus en profondeur le mois prochain, je n’ai fait qu’effleurer le jeu puisqu’il est sorti le 27, mais depuis le temps que j’attendais cette adaptation du plus célèbre agent secret du MI6 par le studio derrière la saga Hitman que j’adore.

On le sait depuis longtemps, le jeu veut nous raconter les origines de 007, son intégration au sein du MI6, ses premières missions et le début de sa grande carrière. Et c’est exactement ce que nous propose le début du jeu.

IO Interactive a fait le choix d’un mélange des genres avec des séquences « à la Hitman » avec de l’infiltration mais également des séquences plus action qui peuvent vite faire penser aux « Uncharted« . Cette dichotomie peut donner un très chouette jeu, en sachant qu’il sera difficile d’être excellent dans tous les domaines, je m’attends à des faiblesses parfois, mais rien qui puisse complètement gâcher le jeu non plus.

J’arrive au bout de l’introduction, pour le moment j’aime beaucoup (si ce n’est le problème de framerate que j’ai parfois) et je vous en dirai bien plus le mois prochain, mais en attendant, vous pouvez toujours voir ce que donne la première heure de jeu sur ma chaîne YouTube.

Tiny Tina’s Wonderlands

Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X/S

Je n’avais pas encore eu l’occasion de vraiment essayer ce spin-off de Borderlands sorti en 2022.

Le personnage de Tiny Tina est devenu célèbre dans Borderlands 2 pour être cette jeune adolescente légèrement instable et grande amatrice d’explosifs. Rapidement devenue un personnage aimé des joueurs, elle a eu droit à un petit DLC où elle maîtrisait, de manière très maladroite, une partie d’une parodie de « Donjons & Dragons » nommée « Bunkers & Badasses ».

Ce jeu est une suite directe qui mêle donc un univers très heroïc-fantasy, plutôt barré au vu du personnage qui mène, et le gameplay très flingue de Borderlands. On y incarne un joueur qui va prendre part à une nouvelle partie de « B&B » où Tiny Tina est à nouveau la MJ. Un monde barré où il faudra faire disparaître la menace incarnée par le Dragon Lord !

Plutôt que de choisir un personnage comme dans les autres jeux de la franchise, on incarne ici un avatar et on choisit sa classe parmi 6 (7 si on a le DLC), qui donne des aptitudes et différentes caractéristiques. Quand on prend un niveau, on peut dépenser un point de compétence, comme d’habitude dans Borderlands, mais également un « Point de Héros », qui consiste à améliorer une caractéristique telle que la force, l’agilité, etc.

On reste quand même sur un système très proche des Borderlands normaux. Les sorts remplacent les grenades, les armes sont souvent des versions un peu médiévales d’armes modernes, le bouclier dispose de son équivalent aussi, un joueur amateur de la franchise ne sera pas perdu. Il pourra apprendre à maîtriser l’une des rares nouveautés : une arme de mêlée. Et comme dans tout jeu de rôle typique, on peut s’équiper d’anneaux et de collier.

L’histoire avance doucement, sans rien de réellement original mais ça reste fun. Les niveaux ne sont pas connectés cette fois par un grand monde ouvert mais plutôt par un plateau où l’on déplace notre avatar pour l’amener de lieux en lieux.

Loin d’être indispensable, c’est un jeu dans l’esprit du reste de la franchise Borderlands qui est chouette pour se changer les idées.

Rendez-vous le mois prochain pour continuer à vous partager les jeux que j’ai apprécié !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.