Nouveau mois, nouveau « À quoi tu joues ? » pour faire le point sur les jeux qui ont parsemé mon mois de février.
Un mois plutôt chargé où je n’ai pas pu passer autant de temps que prévu à tester des trucs mais un chouette mois tout de même.
On reste principalement sur du jeu indépendant, des nouveautés, mais pas que, et un mois plutôt PC cette fois, plutôt axé sur le « Rogue ».
Et vous ? À quoi avez-vous joué ces derniers temps ?
Mewgenics
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC
Annoncé dès 2012 par Edmund McMillen (Super Meat Boy, The End is Nigh et bien sûr The Binding of Isaac), ce projet a mis du temps à sortir, avec de nombreux changements et remises à zéro au fil du temps. Mais voilà que par un beau jour de février 2026, on peut enfin réaliser notre rêve : faire de l’eugénisme avec des chats.
Mais en quoi consiste le jeu ? C’est un tactical rogue-lite, autrement dit un jeu où l’on va enchaîner les parties en améliorant petit à petit son personnage (et ses connaissances) et dont la base du gameplay est composée de combats au tour par tour.
Abordons ce dernier aspect en premier. Chaque niveau consiste généralement en une arène fermée où se trouvent divers ennemis qu’il faudra éliminer pour passer au niveau suivant. Les affrontement se déroulent au tour par tour, une frise présente l’ordre dans lequel les unités (alliées ou ennemies) vont agir et lorsque c’est notre tour, on a le choix entre plusieurs actions à faire dans l’ordre de notre choix : se déplacer, faire une attaque simple (gratuite) et utiliser son mana (tant qu’on en a) pour utiliser des aptitudes et sorts.
On part à l’aventure avec un groupe de 4 chats, en pouvant leur donner des classes (tank, magicien, soigneur, …) qui leur donnent des capacités spécifiques (une attaque magique, un soin, etc.). Il s’agira donc, à l’instar d’un Fire Emblem ou d’un Disgaea, de placer correctement ses unités, d’attaquer quand il le faut et parfois aussi de profiter des obstacles et différents terrains.
À la fin de chaque combat, un chat aléatoire gagne un niveau et devra choisir une nouvelle compétence active ou passive. On enchaîne ainsi les combats, les événements aléatoires et parfois les magasins jusqu’à arriver au boss du biome qui nous attend pour un nouvel affrontement.
Si on perd un combat, on retourne à la maison, sans nos chats et on peut se préparer à une nouvelle aventure. Mais si on arrive au bout d’un biome, on doit choisir entre continuer plus loin ou rentrer à la maison. C’est ce second choix qui envoie vers l’autre partie du jeu.
Notre maison n’est pas très grande mais elle contiendra vite pas mal de chats. Ceux qui sont rentrés d’une aventure sont désormais des chats retraités qui ne peuvent plus partir en mission, mais il y a aussi des chats errants qu’on peut récupérer mais surtout il y a les chatons.
La nuit, selon leurs affinité, leurs humeurs, l’entretien de la maison et bien d’autres critères, les chats vont interagir, parfois s’ignorer, parfois s’attaquer (pouvant même mourir) mais surtout ils vont se reproduire. Et le chaton résultant de la relation entre 2 chats va récupérer des capacités aléatoires de ses parents. L’un de nos but étant donc de faire se reproduire les meilleurs chats afin d’avoir des chatons plus efficaces lorsqu’ils sont en âge (après 1 jour) de partir à l’aventure. Mais attention qu’il peut également arriver qu’ils récupèrent des malus issus de leurs parents.
Mais on ne peut pas en garder une infinité, il faut les nourrir chaque jour et on ne rapporte qu’un peu de nourriture de nos aventures, il faudra alors choisir et se débarrasser des chats et chatons les moins utiles en les donnant à divers PNJ afin d’obtenir de nouveaux bonus.
Le système de jeu est assez fun et simple et devrait plaire aux amateurs de jeux tactiques, à condition d’apprécier également la touche « Edmund McMillen ». Un design qui ne plaira pas à tout le monde, des blagues souvent très axées pipi-caca, des PNJ très clichés, des auto-références et de la vulgarité, c’est dans la veine de ses jeux précédents et on ne peut pas toujours y adhérer.
J’aime bien l’aspect tactique et malgré plusieurs runs, je vois qu’il y a encore plein de subtilités qui me manquent et de choses à découvrir et donc, je continue et vous pouvez retrouver mes runs (dont une run de présentation) sur la chaîne YouTube.
Monster Train 2
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC, Switch, PlayStation 5 et Xbox Series X/S
Suite d’un premier volet qui a eu pas mal de succès en 2020, ce Monster Train 2 est disponible depuis mai 2025.
Il s’agit toujours d’un rogue-lite deckbuilding, autrement dit un jeu on où on enchaîne les « petites parties » et où chaque échec ou réussite nous fait progresser et débloque des choses. La base du gameplay est qu’on possède un set de cartes avec différentes capacités et on doit gérer son paquet de cartes au fil de la partie en l’améliorant, gagnant de nouvelles cartes, etc.
À chaque début de nouvelle run, on choisit un clan principal, qui nous octroie un champion et des cartes associées et un clan secondaire qui nous donne aussi quelques cartes spécifiques. Le Champion est une carte un peu spéciale, gratuite à placer et qui va évoluer plusieurs fois au cours du run, devenant plus forte ou offrant des avantages au reste de nos cartes selon le jeu que l’on décide de faire.
Chaque niveau nous fait affronter diverses vagues de monstres suivies d’un boss. On se trouve sur un train avec un wagon sur 4 étages, les vagues d’ennemis arrivent par l’étage du dessous et, à la fin de chaque tour, les unités survivantes montent d’un étage. Arrivées en haut, elles peuvent attaquer le « cœur de brasier » de notre train, ce qui conduit à notre défaite lorsque ses points de vie tombent à 0.
Pour se défendre, on peut placer des unités ou lancer des sorts dans les 3 étages du bas. Chaque action utilise une carte (qui coûte un certain nombre de points d’énergie) et nos unités possèdent des points de vie et un score d’attaque. À chaque tour, les ennemis vont attaquer nos défenseurs (celui en première ligne en général), ces derniers vont ensuite se défendre et, comme dit plus haut, s’il reste des ennemis en vie, ils montent ensuite à l’étage suivant pour le tour suivant.
Et c’est en plaçant correctement notre champion, nos unités, nos sorts et en créant des symbioses entre eux qu’on devient plus puissant pour affronter les monstres qui eux aussi sont de plus en plus menaçant niveau après niveau.
Il faudra vite créer des synergies en plaçant par exemple une créature faible mais résistante devant une autre unité plus fragile mais puissante, permettant à la première d’encaisser les coups pour protéger la seconde. Et il faut ajouter à cela des bonus et malus divers qui peuvent faire baisser l’attaque, perdre des points de vie ou qui au contraire, renforcent les unités à chaque tour.
Entre chaque niveau, on va avoir diverses opportunités d’améliorer notre deck, d’acheter de nouvelles cartes, d’avoir des événements aléatoires ou encore de soigner votre cœur de brasier.
C’est vraiment un jeu assez riche qui nous permet pas mal de combinaisons initiales et où il sera possible de tenter de plus en plus de choses à mesure que l’on débloque de nouveaux clans (ou de nouveaux Champions) mais aussi via le système, déjà en place dans le premier, de « Rang d’Alliance » qui permet de relancer une run en la rendant plus complexe via de nouvelles cartes et de nouveaux effets chez les ennemis.
Narrativement, il se place dans la continuité du premier épisode, montrant cette fois une alliance entre les anges et les démons pour affronter les Titans qui ont pris le contrôle du Paradis. L’histoire est un peu anecdotique mais elle se laisse suivre sans trop prendre du temps.
J’ai passé pas mal d’heures dessus quand je veux faire un petit break, il est assez chouette et pas trop répétitif même si parfois, comme dans d’autres jeux du genre, on se rend vite compte que notre build ne nous permettra pas de faire des miracles et qu’on ira juste aussi loin que possible.
Un chouette jeu dans le genre, avec un univers original, peut-être aussi bon que ce qu’a pu être Slay the Spire (dont l’Accès Anticipé du 2ème volet arrive), mais un jeu très sympa. Et le jeu suivant possède pas mal de points communs.
Je vous ai fait une vidéo d’une petite heure sur la chaîne YouTube qui vous propose de découvrir le début du jeu.
The Spirit Lift
Joué sur PC – Le jeu est disponible sur PC
Niveau « type de jeu », on ne va pas être très original pour ce dernier gros jeu du mois et rester sur un rogue-lite deckbuilding. (Si vous ne savez déjà plus ce que c’est je l’ai résumé en 2 phrases plus haut).
L’originalité est plutôt dans le thème qu’il a choisi et le visuel qui va avec.
Nous sommes dans les années 1990 et les élèves de dernière année de secondaire de l’école locale décident d’aller faire la fête dans un hôtel. 3 d’entre eux s’écartent du groupe, trouvent un mystérieux ascenseur et se retrouvent à monter d’étage en étage, à explorer les couloirs pour trouver des ressources et arriver jusqu’au boss final du 13ème étage.
Visuellement, le jeu ne casse pas des briques mais il reste agréable à regarder et surtout il possède sa patte qui le rend plutôt attachant. Les créatures ont parfois un petit côté « Slay The Spire » et sont parfois un peu répétitives mais ça n’est pas plus gênant que ça. Quant à nos personnages, ils ne sont représentés à l’écran que via la photo de leur avatar mais ils possèdent un certain charme.
J’aime beaucoup ce côté « film d’horreur un peu cheap avec des ados paumés » qui donne l’ambiance du jeu, avec un mystère à éclaircir via des indices et des personnages qui se débloquent au fil des parties et qui apportent toutes et tous leurs cartes et parfois leur style de jeu.
Car oui, on est à nouveau devant un deckbuilding où les 3 personnages que l’on sélectionne nous donnent des cartes de base qui composent notre deck de départ qui sera renforcé au fil de la partie par les cartes qu’on obtient en fin de combats ou lors d’événements.
On visite chaque étage un peu comme un Dungeon Crawler en pouvant aller vers l’avant, l’arrière et pivoter vers la droite et la gauche. On a parfois des combats aléatoires dans les couloirs mais c’est surtout en ouvrant les différentes portes qu’on déclenche un événement aléatoire ou un combat ou qu’on découvre l’ascenseur qui nous amènera à l’étage suivant.
Les combats ont un peu une vue à la « Dragon Quest » où nos adversaires sont face à nous. On voit systématiquement les actions qui vont être réalisées par les ennemis (une attaque, lancer un sort, un malus, …) et on utilise nos cartes pour attaquer ou utiliser des outils pour améliorer notre jeu ou handicaper les ennemis (leur faire passer un tour, leur donner des dégâts à chaque tour, etc.) via les quelques points d’action qu’on possède, ça reste assez classique.
On n’est pas sur un jeu aussi polish que les plus connus du genre mais ça reste une excellente proposition, avec un setting original et de bonnes idées, qui mérite d’être plus connue. Point un peu négatif pour certains, le jeu n’est actuellement disponible qu’en anglais, mais l’équipe est ouverte à des traductions futures.
Je vous propose ici aussi une petite playlist sur YouTube avec une vidéo découverte et puis quelques runs.
Et en bref…
Crushed in Time (Démo)
Démo jouée sur PC – Le jeu est prévu sur PC pour 2026
Un point & click humoristique avec Sherlock Holmes et le Docteur Watson. C’est déjà un pitch sympathique à la base.
Mais quand le concept du jeu consiste en ce que les interactions se font en attrapant, tirant puis relâchant des objets et autres éléments du décor, on arrive sur une proposition plus originale.
La démo que j’ai pu tester était malheureusement un peu courte mais en tout cas ça donne envie d’en savoir plus.
The Eternal Life of Goldman (Démo)
Démo jouée sur PC – Le jeu est prévu sur PC pour une date encore non-annoncée
C’était l’un de mes coups de cœur lors de la gamescom 2024 en l’ayant découvert dans une démo de 10 minutes mais on a enfin pu, 18 mois plus tard, remettre la main dessus via une démo publiée sur Steam. Et mon sentiment initial est toujours présent : bon sang que ce jeu est admirable.
Je ne vais en toucher que 2/3 mots ici, j’en parlerai certainement bien plus à sa sortie, toujours pas annoncée, mais il s’agit d’un jeu de plates-formes avec un gameplay similaire à celui des vieux jeux « La Bande à Picsou » sur Game Boy ou NES où notre personnage principal possède une canne et peut faire des rebonds en mode « pogo » sur les obstacles et ennemis.
La maniabilité est précise et nous donne quelques options sans devenir trop complexe mais la grosse baffe vient surtout du côté visuel et des animations. Les décors sont magnifiques, les personnages intéressants et détaillés, les ennemis originaux et aux designs intéressants, et le tout semble enrobé dans une double histoire vraiment intéressante et qui a l’air profonde. Soyons honnêtes, il n’y a pas grand chose qu’on peut reprocher au jeu sur cette version essai.
J’espère pouvoir y rejouer dès que possible mais vous pouvez déjà voir la presque heure et demie (!!) de démo dans une vidéo sur la chaîne YouTube.
Un mois plutôt chargé en petits jeux indés mais je vais sans doute retrouver de plus gros jeux le mois prochain avec des sorties récentes de février ou qui arrivent bientôt !

